Retour au bercail

Arrivé à deux heures dans ce camping immense

Au bord d’une grande plage grouillante de surfeurs

De licornes gonflées et du cri des nageurs

S’ébattant dans l’eau bleue, courant dans tous les sens

 

Le soleil encore haut tous quittent le bord de mer

Montent dans leur voiture avec tous les bambins

C’est que demain il faut reprendre le turbin

Comme tous les lundis dans la grande fourmilière

 

Moi, j’erre solitaire entre leurs bungalows

Seuls moineaux et grillons meublent le grand silence

Et au loin le roulis des vagues qui s’élancent

Sur la plage déserte pour cinq jours de boulot

 

Un sentiment étrange m’étreint : je les envie !

Au sein de ma famille reprendre une vie normale

Un labeur quotidien dans la ville infernale

Je sature de la marche et d’être seul la nuit.

Photo: un vol d’oies part vers le Sud, curieusement

 

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